Lorsque le soir arrive et que je me retrouve solitaire, le seul caractère qui me va rééllement et qui me colle à la peau, je me regarde dans la glace... Cette vision pathétique de l'homme que je suis. Dont le seul talent est d'imiter l'homme heureux... Dans cette glace, ce faux sourire qui, s'il n'avait pas peur, aimerait être emporter par la haine, par la faucheuse.
Le seul courage que j'ai, est de débattre tout seul, la nuit, juste là, dans mon lit, réfléchir à mon état lamentable. Je n'assume rien, je ne sais pas qui je suis, je fais semblant d'être content pour que les gens tristes voient en moi quelque chose d'intéressant à tirer. Mais peut-être que je me trompe de chemin, si je n'arrive pas à me soigner, par quel miracle réussirai-je à soigner le maheur des autres que je ne comprend pas toujours. Moi qui peux envier n'importe quelle personne, pour un talent, une passion... Je n'ai que des rêves. Des rêves "niais" comme diront beaucoup de personnes... Je ne cherche que le bonheur d'une vie simple. Cette vie idéale, je pense que je ne pourrais y accéder. Ce n'est pas possible, je rate tout ce que j'entreprends, je ne finis rien de ce que je commence.
Et maintenant, je peux voir la limite de mon imitation. Ces lignes, toutes ces lignes juste pour dire que je suis malheureux... C'est tellement pathétique d'en arriver là, de ne pas avoir la force d'en parler... Ne me demandez rien, je ne serais pas vous répondre. Je ne suis qu'un garçon contradictoire, je n'arrive même pas à m'entendre avec moi-même, comment voulez-vous que je comprenne quoique ce soit ?! A ma vie, il manque tout.
Et cette glace... Froide, immobile, qui n'a besoin de rien... A quoi servait-il de la casser ? Comme mon image de garçon à la joie de vivre illimitée. Restons comme ça... Peut-être que ça s'arrangera... Il faudrait peut-être positiver, mais en lisant, en pensant ces lignes, ça n'est pas possible. Soit je change, soit rien ne change. Je pourrais encore écrire des lignes. L'inspiration sur ce sujet journalier et personnel est facile à trouver... Mais je pense qu'à part donner des exemples et à m'enfoncer encore plus, cela ne servirait à rien... A rien.